calcul du coût des matières premières

Qu’est-ce que le calcul du coût des matières premières ?

Le coût des matières premières est la somme de tout ce que coûte l’approvisionnement en matières nécessaires à la fabrication d’un produit : prix d’achat, taxes non récupérables et frais de transport. Le suivre de près est indispensable pour fixer un prix de vente juste et protéger la marge.

Définition du coût des matières premières

Une matière première est une matière brute transformée au cours de la production. Elle varie selon le secteur : dans l’industrie alimentaire, il peut s’agir de la farine, du sucre ou des œufs ; dans le bâtiment, du sable, du ciment ou de l’acier.

Le coût d’une matière première comprend le prix d’achat, les taxes non récupérables, les frais de transport et de livraison, ainsi que les éventuels frais de douane ou d’assurance du transport. On y retranche les remises obtenues. La formule de base est simple :

  • coût d’achat = prix d’achat hors taxes récupérables + frais accessoires (transport, douane, assurance) − remises ;
  • coût des matières consommées = stock initial + achats − stock final.

Pourquoi maîtriser le coût des matières premières ?

Les matières premières représentent souvent la part la plus importante du coût de fabrication, quelle que soit la nature du produit. Leur suivi est donc au cœur du pilotage financier d’une activité de production.

Le problème est que leur prix dépend souvent d’un marché extérieur sur lequel une entreprise isolée ou de petite taille pèse peu. Quand le prix du blé augmente, par exemple, les industries agroalimentaires ont du mal à maîtriser leurs coûts. Se regrouper en centrale d’achat permet alors de négocier de meilleurs prix.

Les responsables des achats jouent ici un rôle central : une politique d’achat pertinente, capable d’anticiper une hausse des prix, permet des économies à moyen terme.

Valoriser les stocks et réduire les coûts

Comme les prix changent d’une livraison à l’autre, il faut choisir une méthode cohérente pour valoriser les sorties de stock : le coût moyen unitaire pondéré (CMUP) ou le premier entré, premier sorti (FIFO). Votre expert-comptable vous aidera à choisir celle qui convient à votre activité.

  • mettre plusieurs fournisseurs en concurrence et comparer le coût complet, transport compris ;
  • négocier des contrats à prix fixe ou indexé sur une durée donnée ;
  • limiter les pertes et les rebuts en production ;
  • ajuster les stocks pour éviter à la fois la rupture et l’immobilisation excessive de trésorerie.

La gestion des matières premières : hausse des prix

Qu’il s’agisse de l’acier, du zinc ou du cuivre, certaines périodes voient les prix atteindre des niveaux record, et la gestion des matières devient de plus en plus chère pour les entreprises. Ainsi, les entreprises doivent gérer le calcul du cout des matières premieres. Plus encore, cette hausse des prix pose beaucoup de difficultés pour gérer les stocks de matières premières à la suite d’une période de crise sanitaire. Cette gestion est d’autant plus difficile en cas de pénurie de matières premières. En conséquence de nombreuses difficultés peuvent se ressentir au sein des entreprises françaises.

Le droit français offre toutefois un recours : la théorie de l’imprévision. Pour les contrats de droit privé, l’article 1195 du Code civil permet à une partie de demander la renégociation du contrat lorsqu’un changement de circonstances imprévisible rend l’exécution excessivement onéreuse ; à défaut d’accord, le juge peut être saisi. Dans les contrats publics, l’imprévision peut ouvrir droit à une indemnisation. Dans tous les cas, l’entreprise doit démontrer le caractère imprévisible de l’événement, ce qui n’est pas une mince affaire : mieux vaut se faire conseiller par un avocat.

Erreurs fréquentes

  • oublier les frais de transport et de douane dans le coût d’achat ;
  • ne pas actualiser les coûts alors que les prix fournisseurs évoluent ;
  • changer de méthode de valorisation des stocks d’un exercice à l’autre sans justification.