Depuis la sortie du premier iPhone, le 29 juin 2007, Apple a fait évoluer ses écrans à chaque génération : passage à la haute densité de pixels (Retina), dalles IPS, puis OLED et bords réduits. Voici un retour sur ces évolutions pour l’iPhone, l’iPad et l’iPod touch, jusqu’aux modèles du milieu des années 2010 et de 2019. Les gammes ont depuis continué d’évoluer.
Quelques repères sur les technologies d’écran
- LCD IPS : dalle à cristaux liquides avec rétroéclairage LED, offrant de larges angles de vision.
- OLED : chaque pixel émet sa propre lumière, ce qui donne des noirs parfaits et un contraste très élevé.
- ppp (pixels par pouce) : densité de pixels ; plus elle est élevée, plus l’image est fine.
- cd/m² : luminosité maximale, importante pour la lisibilité en plein soleil.
L’écran de l’iPhone
L’écran de l’iPhone 4S
Sorti en 2011, un an après l’iPhone 4 dont le design marquait une vraie rupture, l’iPhone 4S se démarquait par l’arrivée de l’assistant vocal Siri.
Côté technique, son écran Retina à rétroéclairage LED reposait sur une dalle LCD IPS (« In-Plane Switching »), qui améliorait l’angle de vision.
Sa définition était de 960 × 640 pixels pour 326 ppp, au ratio 3:2, avec un contraste de 800:1. Le processeur graphique PowerVR SGX 543MP2 double cœur accompagnait cet affichage.
L’écran de l’iPhone 5C
En septembre 2013, juste après avoir présenté l’iPhone 5S, Apple a lancé l’iPhone 5C, coloré et en plastique. Pour un prix légèrement revu à la baisse, il reprenait les caractéristiques de l’iPhone 5 sorti l’année précédente. Pour le sujet qui nous intéresse, à savoir l’écran tactile iphone 5C noir Retina de 4 pouces, on retrouve la dalle IPS LCD rétroéclairée par LED, d’une résolution de 1136 × 640 pixels au ratio 16:9 à 326 pixels par pouce de résolution au contraste de 800:1, le tout mis en mouvement par le processeur graphique PowerVR SGX 543MP3 triple cœur 266 MHz.
L’écran de l’iPhone X
Dix ans après la sortie du premier iPhone, l’iPhone X soft oled était le premier smartphone de la marque à arborer un écran à bordures fines (il occupe environ 82 % de la face avant) ainsi qu’une dalle Super Retina OLED. Cette dernière mesure 5,8 pouces de diagonale pour un ratio 19,5:9, ce qui est plus long et moins large que l’écran d’un iPhone 8 Plus.
Apple rejoignait ainsi son concurrent Samsung sur le plan de l’affichage, avec un taux de contraste quasi infini, une luminosité maximale de 750 cd/m² et un taux de réflexion lumineuse à 8 %, permettant à l’écran de l’iPhone X de rester lisible en toutes situations.
L’écran de l’iPhone XS Max
Après plusieurs générations d’iPhone au design peu changé, Apple a présenté en 2018 l’iPhone XS Max, alors doté du plus grand écran de la gamme : une dalle OLED Super Retina de 6,5 pouces au ratio 19,5:9, d’une résolution de 2688 × 1242 pixels, soit 458 ppp, avec un contraste quasi infini.
Au programme : couleurs bien maîtrisées, noirs profonds, bonne lisibilité en extérieur et prise en charge des formats HDR Dolby Vision et HDR10.
Le tout est géré par la puce Apple A12 Bionic et son processeur graphique intégré.
L’écran de l’iPad
L’écran de l’iPad Air 2
L’iPad Air premier du nom possédait déjà un écran Retina IPS de 9,7 pouces, d’une résolution de 264 ppp pour 2048 × 1536 pixels. Par rapport à l’iPad 4, cette technologie offrait une dalle plus fine d’environ 20 %, une couche tactile plus fine d’environ 70 %, un verre plus fin d’environ 17 % et 84 LED de rétroéclairage au lieu de 36.
Avec l’écran de l’iPad Air 2 (iPad a1566 a1567) sorti en octobre 2014, laminé et antireflet, Apple a encore amélioré le procédé, avec la même technologie que sur les iPhone 6 et iPhone 6 Plus : tactile plus sensible, meilleure gestion des reflets, bons contrastes et couleurs fidèles.
L’écran de l’iPad Pro 2015
Avec l’écran de l’iPad Pro 2015, Apple proposait l’une des meilleures dalles tactiles du marché des tablettes : un très bon contraste (1667:1), des noirs profonds, des couleurs réussies, une luminosité maximale de 420 cd/m² et une réflexion lumineuse de seulement 3 %. Le tactile se révélait très réactif, sans atteindre toutefois les 9 ms de latence de l’iPad Air 2. Quant à la définition, Apple conservait un écran Retina de densité identique à celle des iPad Air : 264 ppp.
L’écran de l’iPad 5ᵉ génération
En 2017, Apple lançait un iPad d’entrée de gamme dont l’écran restait ancien : une dalle IPS LCD de 9,7 pouces au ratio 4:3 et de 2048 x 1536 pixels. On perdait les avancées de l’iPad Air 2 ou de l’iPad Pro 9,7 pouces, et son contraste faisait pâle figure face à celui du Samsung Galaxy Tab S3 à écran Super AMOLED.
Apple avait certes augmenté la luminosité d’environ 18 %, mais l’absence de traitement antireflet et une dalle non fusionnée à la vitre tactile accentuaient les reflets, sans améliorer la lisibilité.
Heureusement, le rendu des couleurs restait de bonne tenue, proche de celui de l’iPad Air 2, avec une colorimétrie équilibrée.
L’écran de l’iPad 7ᵉ génération
L’écran de l’iPad 7ᵉ génération, l’iPad a2197, gagnait en septembre 2019 un demi-pouce par rapport à son prédécesseur, pour plus de confort. Il se rapprochait un peu d’un iPad Pro sans l’égaler, notamment à cause de bordures encore larges.
Il embarque un écran IPS Retina de 10,2 pouces affichant 2160 x 1620 pixels, à 60 Hz.
Sa luminosité maximale atteint 493 cd/m² et son contraste 1123:1, ce qui est correct mais très éloigné d’un écran OLED.
Parmi ses défauts : il absorbe mal les reflets et garde un format 4:3 qui laisse des bandes noires lors du visionnage de vidéos.
L’écran de l’iPad mini
iPad mini (2012) : pour proposer une tablette accessible, Apple n’a pas opté pour une dalle Retina sur l’iPad mini a1432 premier du nom. Son IPS de 7,85 pouces reprenait la définition de l’iPad 2, soit 1024 x 768 pixels pour 163 ppp.
iPad mini 2 : l’écran de 7,9 pouces de l’iPad mini 2 a1489, cette fois Retina, offrait en 2013 une résolution de 2048 × 1536 pour un ratio de 4:3. Avec 326 ppp, il affichait une densité supérieure à celle des iPad de 9,7 pouces.
iPad mini 3 : le peu de temps accordé à l’iPad mini 3 a1599 lors de l’événement du 16 octobre 2014 trahissait la nature de cette mise à jour. Son écran restait en tous points identique à celui de l’iPad mini 2.
iPad mini 4 : l’écran de l’iPad mini 4 a1538 offrait en 2015 un meilleur rendu. Laminé, il est moins sujet aux reflets, y compris en plein soleil, avec une colorimétrie plus juste et des noirs plus profonds, sans rivaliser avec ceux d’un écran AMOLED.
L’écran de l’iPod touch
L’écran de l’iPod touch 5ᵉ génération
L’écran de l’iPod touch 5ᵉ génération (2012) mesure 4 pouces, comme celui de l’iPhone 5, avec la même résolution de 1136 x 640 pixels, au format quasi 16:9 qui profite aux vidéos. Cet écran Retina IPS multipoint atteignait ainsi le niveau de qualité de l’iPhone, ce qui n’était pas le cas jusque-là.
L’écran de l’iPod touch 6ᵉ génération
Pour sa version 2015, l’écran n’a pas changé : Apple a repris la même configuration que son prédécesseur, un Retina de 4 pouces pour 1136 x 640 pixels et 326 ppp, largement suffisant pour un baladeur.
Ce qu’il faut retenir
En quelques années, les écrans Apple sont passés du Retina LCD à l’OLED, avec des bords de plus en plus fins et une meilleure gestion des reflets. Pour comparer deux modèles, regardez la densité (ppp), le contraste, la luminosité et la présence d’un traitement antireflet.

Fondateur de La Dépêche Tech, William O’Rain accompagne PME et médias dans leur croissance digitale. Ses sujets : IA, e-commerce, marketing web, cybersécurité, product & growth. Objectif : transformer l’actu en décisions opérationnelles.

