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Voilà pourquoi le stade Mohammed V dérange

La Dépêche | 18 septembre 2017 à 18 h 13 min | Mis à jour 7 octobre 2017

Voilà pourquoi le stade Mohammed V dérange
© Sami Ameur

Notre football est fait de telle façon qu’il nous offre régulièrement des situations absurdes auxquelles nous avons fini par nous habituer.

 

Des moments un peu étranges, bizarres, mais qui, c’est bien le paradoxe, trouvent toujours une explication logique de la part des gens qui les ont créés. Celui de la semaine est prévu samedi prochain.

 

Vous le savez, le WAC affrontera l’équipe sud africaine de Sundowns pour le match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions Africaine. Les Casablancais ont perdu un but à zéro à l’aller, tout le monde a donc compris que le soutien du public sera déterminant pour renverser le score.

 

Mais voilà, le match va se jouer à Rabat. Parce que le stade de Casablanca est fermé. Parce qu’il faut le préparer au match international Maroc-Gabon, prévu en octobre. Dit comme ça, ça à l’air très logique, c’est implacable.

 

Mais il faut préciser que ce fameux stade de Casablanca est resté fermé plus d’un an, entre mars 2016 et avril 2017. D’abord pour des problèmes de sécurité, ensuite pour des travaux. Quatre mois après la réouverture, alors que très peu de rencontres s’y sont déroulées, il faut déjà le refermer et envoyer le WAC jouer à Rabat un match décisif.

 

Il y a sans doute d’excellentes raisons à cela, il y en a toujours. On va nous expliquer qu’un match international nécessite une homologation spéciale, on va nous parler d’éclairage, ou des vestiaires, tout est possible.

 

Dans de nombreux pays, on réalise ces travaux sans condamner les équipes résidantes à l’errance. Mais chez nous, le réflexe est de fermer. Parce qu’en réalité, ce stade dérange. Positionné en plein cœur de la ville, dans une zone à fort potentiel immobilier, il embête beaucoup de monde.

 

On a parlé d’en construire un nouveau. Il a été question de Bouskoura, Tit Mellil, de Benslimane, sans que jamais on ne dépasse le stade des discours. Alors on gagne du temps, voilà l’idée générale. Et on se tire une balle dans le pied, sportivement.

Une dernière chose pour terminer: nous sommes candidats à l’organisation de la Coupe du monde. C’est tout.

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