fbpx
Publicité
Publicité

Une journaliste d’Akhbar Al Yaoum poursuivie pour outrage et diffamation

La Dépêche | 12 mars 2018 à 20 h 19 min | Mis à jour 21 mars 2018

Par

Publicité

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 12 mars, le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé une poursuite judiciaire à l’encontre d’Afaf Bernani pour “diffamation et outrage à fonctionnaire”, suite à sa plainte contre l’officier de police judiciaire qui a rédigé son PV d’audition dans l’affaire Bouachrine.

Lire : Affaire Bouachrine: Où en est-on?

 

Publicité

La journaliste avait en effet porté plainte pour faux contre l’officier qui aurait, selon sa version des faits, inscrit sur le PV de son audition qu’elle a déclaré avoir été agressée sexuellement par Taoufik Bouachrine, alors que Afaf Bernani soutient pour sa part n’avoir « jamais dit une chose pareille ».

 

Lire : Affaire Bouachrine: Les 5 zones d’ombre de l’enquête

 

Pour contrecarrer les «allégations» de la plaignante, le procureur a projeté durant la conférence de presse une vidéo de la journaliste en train de lire à haute voix son PV lors de son audition par la police, sans exprimer aucune opposition quant au contenu dudit procès-verbal.

 

Le procureur, Najim Bensami, a donc décidé de poursuivre A.Bernani pour diffamation et outrage selon les articles 264, 442 et 444 du Code pénal, et l’a convoquée à se présenter au tribunal le 3 avril prochain pour le début du procès.

 

Le recadrage de Ziane

Avant de s’exprimer sur le cas de Afaf Bernani, le procureur a tenu à faire connaître “la  vérité” sur la plainte portée contre le Parquet par l’avocat de la défense de Bouachrine. Mohamed Ziane avait en effet porté plainte auprès de la Cour de cassation le 8 mars dernier contre le procureur général du roi, estimant que ce dernier a falsifié le PV d’audition de Taoufik Bouachrine en considérant son dossier comme un cas de «flagrant délit».

 

Mais pour Najim Bensami, cette plainte est «dénuée de tout fondement» car, à en croire le procureur, la qualification ou non de flagrant délit «relève du droit et non de son inscription sur les PV, et fait l’objet de débats dans le cadre du procès».

 

Ainsi, le procureur général près de la Cour de cassation a classé la plainte sans suite avant d’en notifier Me Ziane.

Publicité

vous pourriez aussi aimer

Abonnez-vous à notre newsletter

Restez informé ! Dès maintenant et en quelques clics, inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez en exclusivité nos derniers articles.