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Qui sont les trois chevilles ouvrières du méga-deal Saham?

La Dépêche | 13 mars 2018 à 14 h 52 min | Mis à jour 21 mars 2018

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Le groupe Saham a annoncé le jeudi 8 mars dernier la cession de ses filiales assurances au géant sud-africain Sanlam. Derrière ce deal historique valorisé à 1,05 milliard de dollars, trois architectes méconnus du grand public. Voici leurs portraits.

 

 

  • Nadia Fettah Alaoui, success-story au féminin

Janvier 2017. Lorsqu’il a fallu renouveler la présidence du conseil d’administration de Saham Finances, laissée vacante par Ahmed Mehdi Tazi qui désirait “s’orienter vers de nouveaux projets”, le choix de Nadia Fettah Alaoui n’a pas surpris. Elle était, depuis 2013, Directrice générale déléguée, chargée des finances et des fusions-acquisitions. Une spécialité où elle règne en maître.

 

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Née à Rabat en 1971, Nadia Fettah a fait ses études supérieures à HEC Paris, avant d’intégrer en 2000 le cabinet Maroc Invest en tant que Directrice associée. Elle rejoint le monde des assurances en 2005 en devenant la Directrice générale en charge du Pôle Finance et Support chez CNIA SAADA, la vieillissante compagnie d’assurances que Moulay Hafid Elalamy venait de racheter. Après court passage entre 2010 et 2012 au cabinet Alfen Conseil, où elle a occupé le poste d’Associé gérant, Nadia Fettah revient en 2013 à la maison Saham Finances, le holding regroupant les 36 compagnies d’assurance et de réassurance de l’empire Saham. Une carrière de rêve pour cette mère de deux enfants, qui dit parvenir tout de même à concilier famille et engagements professionnels.

« C’est un équilibre à construire ensemble avec sa famille. J’ai été soutenue et encouragée par la mienne », nous confie-t-elle.

Aujourd’hui, Nadia Fettah sera maintenue à son poste, bien que Saham se soit désengagée de son assureur. « Je reste DG de Saham Finances avec la même équipe managériale qui est en place », rapporte-t-elle, se félicitant de la transaction du siècle qui traduit à ses yeux « une belle réussite collective et continentale ». Prudente, Nadia Fettah nuance: « Le siècle ne fait que commencer. J’espère que notre pays et notre continent connaîtront de très belles autres réalisations dans le futur ».

 

  • Moulay Mhammed Elalamy, l’héritier

Ce jeune homme au regard vert tendre et aux traits harmonieux est plus connu pour son père que pour ses réalisations professionnelles. Mais, à 28 ans, Moulay Mhammed vient de réussir un coup de maître en concluant la cession des parts de Saham au mastodonte Sanlam. Nommé directeur général de Saham Assurance en février 2017, il hérite aujourd’hui de la mission de transformation du pôle assurance de Saham en fonds d’investissement africain.

 

Après un enseignement primaire à la Casablanca American School, le fils du ministre de l’Industrie et du Commerce intègre L’institut Le Rosey, en Suisse, l’un des lycées les plus chers au monde. Il part ensuite au Canada, où il décroche un Bachelor en commerce à l’université Columbia, après deux années en échange à Sciences Po Paris et à Harvard. Moulay Mhammed rejoint le groupe familial en 2014, en tant que PDG de Saham Assistance. Plutôt discret, l’ainé de la famille Elalamy ne commence à accorder des déclarations et des interviews aux médias qu’après avoir pris les rênes du groupe.

 

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Prendre du galon, c’est ce que le fils de l’ancien patron de la CGEM est indéniablement en train d’accomplir. « Nous sommes le meilleur candidat pour refédérer des investisseurs et raconter de belles histoires sur le continent », a-t-il assuré lors de la conférence de presse qui a suivi l’annonce du deal Saham-Sanlam. Opération réussie, dont Moulay Mhammed devra piloter la suite. Autrement dit, guider Saham dans la réalisation de ce qu’elle dit savoir faire le mieux: réinvestir son argent.

 

  • Raymond Farhat, monsieur Afrique

À 60 ans, ce Franco-Libanais est l’aîné du trio de choc qui gouverne désormais Saham dans sa conquête du Continent. Raymond Farhat a rejoint l’équipe de Moulay Hafid Elalamy en 2011, lorsque Saham Finances rachetait le groupe Colina, ensemble panafricain de compagnies d’assurance. Jusqu’à son acquisition par MHE, Colina était dirigée par Farhat et détenue par l’homme d’affaires libanais Michel Pharaon, ministre d’État à la Planification et bras droit de Saâd Hariri, Premier ministre du Liban.

 

Si Farhat est aujourd’hui l’un des piliers de Saham, c’est que ce diplômé en sciences économiques compte à son actif une carrière pour le moins brillante. Auditeur chez Ernst & Young, l’un des plus célèbres cabinets d’audit au monde, Farhat est recruté par la suite comme auditeur interne par Libano-Suisse Insurance Company, leader des assurances au pays du Cèdre, pour ensuite gagner la confiance de Michel Pharaon qui lui confère la direction de Colina.

 

Farhat avait chapeauté l’implantation spectaculaire de Colina en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale durant les années 2000, avant d’être placé par MHE à la direction générale de Saham Finances en 2011. Conciliant savoir-faire et expérience dans le marché des assurances, le Franco-Libanais gravit très vite les échelons au sein du géant marocain pour devenir conseiller du président en janvier 2017.

 

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Raymond Farhat, c’est aussi un bon connaisseur du marché marocain des assurances. En 2013, il déclarait au magazine Jeune Afrique: « Les Marocains ont un savoir-faire en matière d’assistance ». Un modèle que ce monsieur Afrique souhaite dupliquer au sud du Sahara. Un joli pari.

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