fbpx
Publicité
Publicité

Des regards comme seul langage: Exposition photographique 464 de Mohammed Bennis

La Dépêche | 27 février 2018 à 16 h 36 min | Mis à jour 21 mars 2018

Publicité

La galerie Nadar نظر ,inaugurée par Leïla Faraoui en 1974, œuvre depuis lors pour la promotion de l’art et de la création artistique au Maroc. Du 15 au 29 mars 2017, elle reçoit les œuvres de Mohamed Bennis, un jeune marocain qui a franchi le pas entre une passion individuelle de longue date pour la photographie et une exposition pour la toute première fois au grand public. A l’occasion de cet évènement, des portraits et des récits, venant d’ici et d’ailleurs, seront retranscrits à travers 464 regards qui seront à croiser lors de l’exposition.

Du Niger au Maroc, en passant par le Laos, le Cambodge et le Vietnam, les émotions transmises par les photographies sont au rendez-vous, et l’humanité commune palpable derrière toute barrière de langue ou de nation..

464 regards, c’est donc autant d’histoires, de vécus, de prises de position, et d’humanités dévoilées. La particularité des personnes photographiées est le rapport qu’elles ont face à la caméra : alors que les clics et les flashs auraient pu constituer des éléments intrusifs ou impudiques, les caractères rencontrés ont fait le choix d’en faire une scène à eux seuls, un microphone, une minute de parole.

Publicité

L’exposition 464 souhaite restituer chacune de ces allocutions photographiques. Le choix du noir et blanc a été retenu pour libérer l’espace, et concentrer l’attention sur les portraits à l’honneur et les innombrables émotions qu’ils transmettent. Néanmoins, comme un rempart à l’individualisme et en hommage aux émotions communes de parcours singuliers, des couleurs, inhérentes aux moments photographiés, ont été préservées pour servir de trait d’union à des récits parfois si différents, et liés à la fois. Des couleurs comme une incitation à la douceur, à la chaleur et à la joie, dans un appel commun à l’espoir et à la vie.

 

A propos du photographe

Des rues du Caire à celles de Paris, de Casablanca, ou de Taipei où il a vécu, Mohamed a invité l’Autre à ce qu’il lui confie, qu’il lui raconte, en espérant soulager, d’une manière ou d’une autre. Il a d’abord étudié l’entreprenariat social, comme un vecteur lui permettant d’être proche et près des gens, et le qualifiant pour les aider. Il s’est ensuite engagé dans les ressources humaines, pas seulement comme métier mais pour, toujours, continuer d’écouter, parler, comprendre, et accompagner. Dans cette aspiration, c’est néanmoins l’appareil photo qui a sans doute constitué son meilleur allié, sa meilleure excuse, pour interpeller et interroger.

Il a ainsi posé son objectif, au hasard, sous couvert de la curiosité de l’étranger ou du badaud, en invitant timidement mais curieusement chacun à prendre la parole, transformant toute prise en une invitation à la conversation et l’échange.

Publicité
Abonnez-vous à notre newsletter

Restez informé ! Dès maintenant et en quelques clics, inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez en exclusivité nos derniers articles.