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Un nouveau PDG pour Uber

La Dépêche | 28 août 2017 à 12 h 18 min | Mis à jour 28 août 2017

Un nouveau PDG pour Uber
© AFP

Le PDG d'Expedia, Dara Khosrowshahi, a été nommé dimanche 29 août, nouveau PDG d'Uber en remplacement de Travis Kalanick, qui avait été contraint de démissionner en juin.

L’information vient du très sérieux  New York Times, qui cite "deux personnes proches du processus" de nomination. A la tête d'Expedia, l'un des plus gros voyagistes en ligne au monde, depuis 2005, Dara Khosrowshahi a largement contribué à son expansion grâce à des acquisitions. Originaire d'Iran, il est également membre du comité de direction de The New York Times Company depuis 2015.

Patron emblématique, mais controversé

Travis Kalanick avait dû démissionner sous la pression d'investisseurs soucieux de redorer l'image d'Uber, ternie par des scandales, sur fond d'accusation de harcèlement sexuel ou de vol de technologies. Les hostilités sont montées d'un cran ce mois-ci avec la plainte d'un investisseur du groupe, le fonds Benchmark Capital Partners, qui a accusé l'ex-PDG de manoeuvrer auprès du conseil d'administration pour revenir. Travis Kalanick a répliqué en accusant le fonds de mener une campagne "indigne" destinée à l'écarter définitivement du groupe.

 

 

Uber s'est en outre mis à dos les taxis qui voient en lui leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage, et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur. Si la nomination de M. Khosrowshahi était confirmée, sa tâche serait donc immense. Il devra sans doute s'attacher à restaurer une culture d'entreprise assainie tout en faisant face aux batailles juridiques et au bilan négatif de l'entreprise.

“Stop à l’anarchie à Casablanca!”

Au Maroc, une pétition destinée au ministre des Transports et wali de Casablanca a été lancée le 18 août. “Stop à l’anarchie à Casablanca!” réclament les signataires qui sont presque 2.000 pour une “légifération du métier du taxi au Maroc”. Parmi les mesures demandées, l’exécution du “droit à circuler et à être transporté librement et en toute sécurité” et un comblement du vide juridique existant autour de la position d’Uber.

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