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Mohamed Bakir immortalise les plus beaux couples d’Essaouira

La Dépêche | 3 juillet 2017 à 13 h 03 min | Mis à jour 5 juillet 2017

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Le Festival gnaoua d’Essaouira, c’est un peu comme notre Woodstock. Chaque année, des milliers de festivaliers viennent célébrer l’amour et la musique dans cette ville portuaire où les vagues côtoient les musiques du monde. Cette année, le photographe marocain Mohamed Bakir a eu l’idée de célébrer la diversité de l’amour dans une série de photos de rue.

 

« Pour moi, c’était un moyen de représenter l’amour loin de cette image un peu cliché des photos de couples qui circulent partout, confie-t-il à La Dépêche. Je voulais aussi symboliser la diversité de ce sentiment. Peu importe d’où l’on vient et ce qu’on est, l’authenticité de ce sentiment reste la même ».

 

« Les couples d’étrangers plus ouverts »

 

Résultat: une cinquantaine de couples qui se tiennent par la main, tout sourire, ont bien voulu poser dans les rues d’Essaouira pour Mohamed Bakir.

Pas mal de gens souhaitaient participer à ce projet. Mais malheureusement, la plupart des couples marocains que j’ai abordés ont préféré ne pas se prendre en photo, souvent par pudeur.

« J’ai proposé à certains d’entre eux de tourner le dos à l’appareil photo pour plus de discrétion. Les couples d’étrangers étaient plus ouverts à vivre cette expérience », poursuit le photographe de rue installé à Rabat.

© Mohamed Bakir

 

Des jeunes et moins jeunes, des nationalités multiples et des looks souvent originaux, c’est ce que l’on découvre dans la série #GnaouaLove. « J’aurais souhaité avoir également des couples d’orientations sexuelles différentes, mais je n’ai eu l’accord que de deux couples de lesbiennes, dont un a préféré poser dos à la caméra. Le reste des couples non hétérosexuels rencontrés avaient peur d’être lynchés sur Internet », se désole le jeune artiste.

 

 

Ce n’est pas la première fois que Mohamed Bakir laisse libre cours à son imagination à Essaouira. L’année dernière, il avait réalisé une série d’une centaine de photos des coupes de cheveux les plus originales pendant la période du Festival de gnaoua. Et le jeune artiste compte en faire un rendez-vous annuel. « Je n’ai toujours pas décidé de la thématique de l’année prochaine, mais je pense à faire une série sur les gens venus pour le festival qui dorment dans la rue, ou ceux qui sont dans un état second après avoir bu ou pris des drogues. »

© Mohamed Bakir
© Mohamed Bakir
© Mohamed Bakir