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La mise au point de Benkirane devant les jeunes du PJD

La Dépêche | 7 août 2017 à 7 h 52 min | Mis à jour 7 août 2017

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La mise au point de Benkirane devant les jeunes du PJD
© pjd.ma

Démonstration de force d'Abdelilah Benkirane au stade Hassan II de Fès ce dimanche 6 août: sur un ton grave, le chef de file du PJD s'est exprimé devant les jeunes de son parti, qui tenaient leur 13e rencontre nationale annuelle. La Dépêche vous propose la compilation des sept citations marquantes de l'allocution de l'ancien chef du gouvernement.

 

Accueilli par les slogans "Benkirane repose-toi, on va continuer la lutte" et "le peuple veut un troisième mandant pour Benkirane", le secrétaire général du PJD a tenu, sous les yeux de Saad Eddine El Othmani, un discours à forte résonance.

“Que personne ne m’accuse de mêler la religion à la politique. Je suis musulman et je ne connais que Dieu. Je suis convaincu que c’est le seul à ordonner ou non le succès, et que c’est seulement en restant attaché à lui qu’on peut aller de l’avant.”

C’est par cette mise au point que Benkirane a entamé son allocution devant le jeunes du parti, après la récitation des prières religieuses qu’il fait à chaque sortie.

 

“L’état actuel du champ politique laisse à désirer. Et ceux qui se réjouissent des reproches sévères du roi dans son discours sont certainement atteints de maladies mentales, que d’ailleurs El Othmani le psychiatre peut guérir.”

Benkirane a reconnu que le dernier discours du roi était dur à l’égard des partis politiques et l’administration. Mais pour lui, le PJD est loin d’être un parti qui se limite à tenir ses congrès, comme ceux que le roi a critiqué.

 

“Je n’avais pas tort quand j’ai parlé des démons et des crocodiles. Notre parti a des adversaires affichés et d’autres cachés.”

Les démons et les crocodiles sont encore revenus dans le discours de l’ancien chef du gouvernement, qui les considèrent comme étant la cause du blocage gouvernemental qu’a connu le Maroc après les élections législatives de 2016.

 

“Je suis sorti la tête haute, et le plus important, c’est que je n’ai pas assisté à l’entrée de l’USFP au gouvernement. Je tiens également à demander pardon au parti de l’Istiqlal avec lequel nous sommes liés par un tas de points communs.”

S’il ne se considère pas comme responsable du blocage gouvernemental, Benkirane regrette toutefois d’avoir été forcé à exclure l’Istiqlal après les déclarations d'Hamid Chabat sur la marocanité de la Mauritanie.

 

“Tout cela, c’est du passé. Aujourd’hui, le docteur El Othmani et Abdelilah Benkirane sont ensemble parmi vous, il faut être capable de saisir le message”.

Benkirane fait référence à l’hostilité de certains membres et dirigeants du PJD envers le gouvernement El Othmani, après que ce dernier ait accepté l’entrée de l’USFP dans la majorité gouvernementale.

“Le Roi doit intervenir au sujet du Rif. C’est lui qui sait comment faire, et c’est pourquoi Dieu l’a élevé à ce rang.”

Même s’il ne s’est pas trop attardé sur la question du Hirak du Rif, Benkirane a appelé le souverain à intervenir, puisque la crise actuelle dépasse, selon lui, les partis politiques.

 

“Quand les événements ont commencé à Al Hoceima, ils ont fui aux Etats-Unis pour soit disant ramener des investissements. C’est à ce parti qu’il faut demander des comptes au sujet du Rif. Je me demande ce qui serait arrivé au PJD si c’était lui qui dirigeait cette région”.

Benkirane fait allusion au PAM, le parti qui dirige la totalité des collectivités territoriales de la province d’Al Hoceima.

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