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Le Maroc aurait pu organiser une (petite) Coupe du monde...

La Dépêche | 8 juillet 2017 à 9 h 34 min | Mis à jour 27 juillet 2017

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Le Maroc aurait pu organiser une (petite) Coupe du monde...
© Sami Ameur

C’est fini, malgré la folie qu’ont insufflé les chiliens dans cette fin de match électrique, l’Allemagne a vaincu. Les rouges ont fait ce qu’ils savent faire de mieux, cavaler aux quatre coins du terrain avec ce mélange de grinta, de coups tordus et de pur talent qui transforme n’importe lequel de leurs sorties en film d’action. Et l’Allemagne s’est contenté, elle aussi, de proposer sa spécialité : gagner.
 

Avec en plus, cette particularité un peu vexante pour leurs adversaires d’avoir fait joué une équipe de jeunes dans cette coupe des confédérations. On avait compris l’idée : il s’agissait de préparer la relève, et la relève s’est imposée, en avance sur son planning, c’est phénoménal.

 

 

Ils ont gagné quoi ? Un trophée de seconde zone, au prestige incertain dont même les spécialistes ont le plus grand mal à décliner le palmarès. Une compétition qui a été conçue comme une répétition générale de la grande coupe du monde, et qui sert de palliatif aux grands drogués de football que nous sommes en ce mois de sevrage foot.

Le Maroc n’aura ni la coupe du monde ni sa petite sœur jumelle

Peu de gens le savent : jadis, la FIFA avait proposé cette compétition au Maroc, en échange de son retrait de la candidature à l’organisation de la coupe du monde 1998. Il faut imaginer la scène, et la musique corléonaise qui va avec.

Oubliez la coupe du monde - vous ne l’aurez pas de toutes façons - et vous allez récupérer une compétition où nous vous garantissons les champions continentaux, ça aura de l’allure, croyez nous, réfléchissez, les amis…"

Offre rejetée, question d’orgueil, et le Maroc n’aura ni la coupe du monde ni sa petite sœur jumelle. La France organisera un tournoi amical de rodage, et le destin lui offre alors un moment de grâce.
 
Ce coup franc de Roberto Carlos qui décide à mi parcours de défier la physique, et va se ficher au ras du poteau au lieu de se perdre dans les tribunes.
 
Depuis, la coupe des confédérations est jouée un an avant la coupe du monde, dans le pays organisateur (avec une étrange exception en 2003) on a bien du mal à identifier l’intérêt de cette compétition, si ce n’est de venir confirmer que l’arbitrage vidéo est une fausse bonne idée, mais ceci est une autre histoire…

 

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