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Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l’Atlas

La Dépêche | 21 novembre 2017 à 21 h 50 min | Mis à jour 21 mars 2018

Propos recueillis par

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À 38 ans, Maha Nabil est une fan inconditionnelle de l’équipe nationale. Quelques jours après son retour d’Abidjan où elle a assisté à la qualification du Maroc contre les Éléphants à la Coupe du monde, cette ancienne manager commerciale raconte son périple en Côte d’Ivoire, son amour indéfectible pour le 11 marocain et le Raja de Casablanca.  

 

La passion pour le foot chez moi, c’est une histoire de famille. J’ai eu la chance d’avoir des cousins tous amoureux du ballon rond et qui, à l’âge de trois ans, m’ont mis une écharpe verte et m’ont emmenée voir un match du Raja.

 

Fracture au genou…

En 1998, j’ai assisté pour la première fois à un match de l’équipe nationale, c’était un match amical contre la France, à la veille de la Coupe du monde. Je suis tombée sous le charme de notre équipe, qui a tenu tête aux futurs champions du monde. Le doublé de Bassir m’avait fasciné ce jour-là. C’était le début d’une grande histoire d’amour avec l’équipe nationale.

 

Le Maroc tient en échec les futurs champions du monde

 

 

Ce match restera inoubliable car, en plus de la magnifique prestation de l’équipe nationale, j’ai fait une chute dans le stade qui m’a fait horriblement mal. Ceci qui ne m’a pas empêché de continuer à supporter mon équipe. Ce n’est qu’en rentrant à la maison que j’ai compris qu’il s’agissait d’une fracture.

 

Dima Khadra!

Je suis très vite devenue une abonnée des stades où se disputaient les matchs du Raja. J’ai le coeur rajaoui depuis toute petite. Un jour, alors que j’avais 7 ans, je souffrais d’une angine et j’ai été conduite par ma mère à une clinique où El Biaz (ancien international marocain, ndlr) se trouvait aussi. Dès que je l’ai vue, j’ai sauté de ma place en criant fort son nom, alors que je parvenais à peine à parler (rires).

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

Même si je suis une fan du Raja, je reste une Marocaine de coeur, et je soutiens tous les clubs marocains face aux équipes étrangères. À la finale de la Ligue des Champions par exemple, j’étais de tout coeur avec le Wydad contre Al Ahly égyptien. Contrairement à d’autres supporters, j’évite d’avoir de la rancune pour les autres clubs marocains…

 

Viré pour avoir supporté le Maroc

Depuis l’épopée contre la France, je vais au stade regarder l’équipe nationale à chaque fois que j’en ai l’occasion. J’ai tellement de regret aujourd’hui de ne pas avoir pu les supporter durant la CAN de 2004 en Tunisie à cause du travail… (elle soupire) je connais beaucoup de personnes qui y étaient. J’ai même une connaissance qui s’est fait virer de son boulot à son retour de Tunisie, après que son boss l’a vu à la télé alors qu’il avait pris un congé maladie (rires).

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

Mais si je n’ai pas fait le déplacement, j’ai suivi tous les matchs avec beaucoup d’émotions. Je me rappelle avoir fondu en larmes lorsque Chamakh nous a remis en jeu face à l’Algérie à la 90e minute de jeu.

 

Une fille entre les hommes

J’ai grandi dans les gradins, du coup, je ne crains rien en allant au stade. Ma mère, elle, a la peur au ventre chaque fois que je pars voir un match, même si elle sait que je suis une guerrière, et que je saurais m’en sortir quoi qu’il arrive. Au fond, ma mère doit avoir raison car dans l’absolu, c’est toujours dangereux pour une fille d’être seule dans un stade au milieu de centaines d’hommes.

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

Moi, j’ai la chance d’avoir des cousins aussi passionnés par les tribunes que moi, qui m’accompagnent souvent et qui font office de garde du corps.

Mais malgré tout, il faut avouer qu’il y a du progrès: il y a une quinzaine d’années, les femmes se comptaient sur les doigts de la main dans les stades, même si l’entrée était gratuite pour elles.

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

Aujourd’hui, je vois souvent des jeunes femmes, des mères de famille, des couples… Cela fait plaisir. Parfois, je vois même des groupes de filles venir toutes seules supporter le Raja, c’est vraiment chouette!

 

LIRE: Achraf Hakimi, la nouvelle star marocaine du Real Madrid

 

L’inoubliable séjour en Côte d’Ivoire

C’est de loin le meilleur match des Lions que j’ai vu! Tout ce qui se rapportait à ce match était agréable: le vol pour Abidjan, le personnel de la RAM, le séjour sur place, le match, la solidarité entre Marocains, et puis, n’oublions pas l’accueil chaleureux des Ivoiriens. Même après la défaite de leur équipe, ils sont restés fair-play.

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

Ils ont été vachement surpris par l’ambiance créée par le public marocain, qui a mis le feu dans les gradins tout au long du match, au point de se faire applaudir par les Ivoiriens.

 

Joie des supporters marocains à Abidjan

 

 

Moscou, j’arrive!

J’ai connu des personnes superbes parmi les Marocains en déplacement en Côte d’Ivoire. On a passé peu de temps ensemble mais, très vite, notre relation s’est transformée en amitié. On a gardé contact après notre retour, et on est en train de voir les possibilités d’aller tous ensemble à la Coupe du monde en Russie. Mais avant, il y a un match amical contre l’Argentine.

Maha, 38 ans, folle de foot et des Lions de l'Atlas
© DR

 

On ne sait pas encore où il va se jouer mais je m’en fiche, j’y serai, peu importe le lieu.