Le geste technique...

La Dépêche | 15 juillet 2017 à 8 h 56 min | Mis à jour 22 juillet 2017

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Le geste technique...
© Sami Ameur
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Le stade d’honneur explose de bonheur, les joueurs festoient, le WAC est qualifié au terme d’un match à haute intensité. Les Zambiens de Zanaco, leaders du groupe au coup d’envoi, sont éliminés de cette Champions League africaine sans avoir démérité. Ils ont même été les plus dangereux pendant la plus grande partie du match, mais cela n’a pas suffi. Si les Casablancais sont passés, c’est parce qu’ils ont réalisé ensemble un geste technique qu’il nous faut décrire sans plus attendre: le dépassement de soi.

S’accrocher physiquement, se battre, mettre de l’intensité...

Quand on n’est pas le plus fort techniquement, quand on est bousculé dans la circulation du ballon, quand des joueurs cadres sont absents, quand on est dos au mur, c’est la seule attitude à adopter si on veut inverser le cours d’un match. S’accrocher physiquement, se battre, mettre de l’intensité dans chaque contact, un peu de folie aussi, et avec un public des grands soirs, ça peut passer. Le but de Bencherki illustre tout ça.

D’où la question: pourquoi n’assiste-t-on quasiment jamais à ce type de spectacle en championnat? Pourquoi nos derbies sont-ils fades à mourir? Pourquoi faut-il attendre les soirées africaines pour avoir droit à une version « boostée » de nos clubs nationaux? C’est un épais mystère que nous allons tenter de percer sans plus attendre. Il y a plusieurs hypothèses.

Commençons par celle de l’arbitrage national qui, à force de siffler le moindre contact, finit par tuer le jeu. Et sa conséquence directe, le fléau des simulations, qui a fait des soigneurs les vraies stars de la botola en terme de temps d’apparition à l’écran. Le cas du virevoltant Ounajem est typique: en botola, il cherche le coup franc alors qu’en Ligue des champions, il pousse ses actions au maximum.

Peur de la défaite

On peut aussi avancer la théorie de la peur de la défaite (et de la crise qui va avec) qui donne des chocs nationaux parfaitement insipides. Ou alors peut être que, tout simplement, nos joueurs n’ont pas envie de jouer notre championnat, ce qui serait assez cocasse puisque pendant des années, ce sont les compétitions africaines qu’ils ne voulaient pas disputer. Il y a peut être d’autres raisons, à vous de les lister, c’est un véritable casse-tête.

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