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Le geste technique...

La Dépêche | 22 juillet 2017 à 10 h 00 min | Mis à jour 27 juillet 2017

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Le geste technique...
© Sami Ameur

 

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de foot sur les écrans qu’il n’y a pas de geste technique à se mettre sous la dent. C’est peut-être le plus important de tout ce qui se réalise tous les jours très loin des caméras, celui qui se prépare dans le plus grand secret et dont on ne saura s’il est réussi que dans plusieurs mois.

 

 

T comme…

 

Le transfert. C’est le spectacle hybride que propose le foot aux hordes sevrées de jeu, le polar financier de l’été. Verrati va-t-il faire céder le PSG et rejoindre le Barca ? Lukaku vaut-il les 85 millions d’euros que Manchester United a mis sur la table ?  Pourquoi la Juve a-t-elle vendu Bonucci ? Combien vaut Mbappé ? Vu du seddari, c’est très difficile à comprendre.

 

Les clubs se contentent de nous balancer le chiffre du transfert – parce qu’ils y sont obligés - le plus souvent en nous expliquant que ces sommes spectaculaires vont être amorties par les ventes de maillots (on a un peu de mal à y croire) …

 

Puis, le joueur jongle mollement devant les caméras en annonçant qu’il a rejoint le club de son cœur, et les réseaux sociaux s’enflamment aussitôt en commentant le tout.

On n’y comprend rien…

 

En réalité, les contrats signés sont tellement complexes que le chiffre annoncé ne veut quasiment rien dire. Il y a des bonus, des durées de contrat, des options à lever, des intermédiaires, des droits d’images, des montages financiers tordus, et c’est là qu’on commence à se demander comment on a pu écrire une telle liste en s’engageant à écrire une chronique foot. Il faut beaucoup de temps pour savoir si, au final, l’affaire était bonne. Exemple : en 2011, Luis Suarez et Andy Carroll, deux attaquants, signent à Liverpool.

 

On connaît la suite de la carrière du premier, et pourtant le second a coûté le double. La liste des plantages est extraordinaire. Kaka au Real pour 80 millions d’euros, Torres à Chelsea pour 58 millions, Veron à United, Robinho à City, etc. Et il y a de l’autre côté les miracles comme celui de Leicester dont l’équipe titulaire, championne d’Angleterre 2016, avait coûté une trentaine de millions d’euros, soit le prix qu’a coûté le seul attaquant espagnol Roberto Soldado à Totenham en 2013. Avec les Spurs, il avait alors marqué 7 buts en 52 matchs. C’est donc de plus en plus clair : on n’y comprend rien.

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