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Israël expulse une famille palestinienne

La Dépêche | 5 septembre 2017 à 12 h 37 min | Mis à jour 21 mars 2018

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« Y a-t-il une plus grande injustice que celle-ci »?, se lamente Fahmiyeh Shamasneh. Sa famille a été expulsée, mardi 5 septembre, par la police israélienne de la maison qu’elle occupait depuis 50 ans à Jérusalem-Est.

 

Pour les sympathisants de cette famille palestinienne, il s’agit d’un nouvel exemple “de la judaïsation à Jérusalem-Est, annexée et occupée”, et il ne fait aucun doute que dans ce cas précis “ils cèdent la place à des colons juifs”.

 

 

 

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Le sort des Shamasneh a retenu l’attention des ONG hostiles à la colonisation et des diplomates attentifs à la situation de Jérusalem-Est, l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. L’Union européenne, les Nations unies, la France ont critiqué cette éviction annoncée.

 

En Israël, fuir c’est abandonner

 

Les Shamasneh ont été expulsés en vertu d’une décision de la justice israélienne, tranchant une bataille de plusieurs années avec l’administration et des juifs affirmant être les héritiers des anciens propriétaires.

 

Les Shamasneh avaient emménagé en 1964. La maison appartenait avant 1948 à des juifs. Ces derniers, comme des milliers d’autres, ont fui quand les Jordaniens se sont emparés de Jérusalem-Est lors de la première guerre israélo-arabe qui, au même moment et ailleurs, jetait sur les routes des centaines de milliers de Palestiniens.

 

Avec la conquête de Jérusalem-Est par Israël en 1967, les Shamasneh et les locataires palestiniens dans la même situation sont passés sous l’autorité d’un organisme israélien. A partir de 2009, cet organisme s’est employé à les faire expulser, de concert avec les héritiers des ex-propriétaires juifs et le concours d’un avocat connu pour ses liens avec les organisations de colons, selon l’organisation israélienne de gauche La Paix maintenant.

 

Une loi israélienne permet aux juifs qui justifient de leurs droits sur des propriétés à Jérusalem-Est avant 1948 de les récupérer. Cette loi n’a pas d’équivalent pour les Palestiniens ayant fui leurs terres.

 

Le droit de…partir

 

En 2013, les juges israéliens ont tranché que les Shamasneh devaient partir. Entre-temps, les héritiers de la maison ont vendu leurs biens à une société basée aux Etats-Unis, dit La Paix maintenant, procédé courant selon elle pour brouiller les cartes.

 

Les autorités ont récemment notifié aux Shamasneh qu’ils devaient partir. Leur éviction est la première depuis 2009 dans le quartier de Cheikh Jarrah, stratégiquement situé près de la Vieille ville, assure Ir Amim, autre organisation israélienne qui les soutient.

 

Après des années de gel des expulsions, celle-ci coïncide avec la promotion de quatre projets de colonisation dans le quartier, selon elle.

 

De quelques centaines en 1967, les juifs sont désormais environ 195.000 sur une population de 450.000 personnes à Jérusalem-Est.

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