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Human Rights Watch appelle le Maroc à réexaminer la condamnation de Mortada

La Dépêche | 6 février 2018 à 19 h 22 min | Mis à jour 21 mars 2018

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Condamné à 5 ans de prison par le tribunal de Salé chargé des affaires de terrorisme en novembre 2017, Mortada Iamrachen devrait passer en appel ce mercredi 7 février. HRW en profite pour dénoncer le déroulement de son procès et de son interrogatoire.

 

« Cette affaire n’a rien à voir avec le terrorisme. il s’agirait plutôt d’un moyen détourné de punir un autre chef de file du Hirak », « un mouvement de protestation que le gouvernement marocain semble déterminé à écraser ». C’est en ces termes que Human Rights Watch qualifie le procès de Mortada Iamrachen, l’une des figures du Hirak du Rif.  

 

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Dans un communiqué rendu public ce mardi 6 février, l’ONG basée à New York demande aux  autorités marocaines de « réexaminer en toute urgence » la condamnation de celui qui se trouve actuellement à la prison Zaki de Salé pour « apologie du terrorisme » et « incitation au terrorisme ».

 

Des aveux forcés?

Selon HRW, le jugement du tribunal de première instance s’est basé sur des publications de l’ancien salafiste sur Facebook, mais aussi « sur ses aveux à la police, qu’il avait réfutés peu après les avoir signés. Il les avait d’ailleurs qualifiés d’aveux forcés devant le juge. L’ONG de défense des droits humains plaide pour un réexamen des PV de la police, qu’elle qualifie de « faux ». Pire encore, d’après HRW, les policiers auraient menacé Iamrachen de publier des photos intimes de lui et de sa femme s’il refusait de signer son PV.

 

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Le tribunal de première instance avait déjà annoncé qu’il refusait de remettre en question les PV de police, justifiant cela par le fait que « l’accusé n’y avait pas seulement apposé sa signature, mais également écrit son nom, [ce qui a conduit la Cour] à rejeter la motion [de la défense], à cause de son manque de sérieux ».

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