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Pourquoi l’élection du Maroc au CPS de l’Union Africaine est une bonne nouvelle

La Dépêche | 26 janvier 2018 à 16 h 40 min | Mis à jour 21 mars 2018

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39 voix pour et 16 abstentions. C’est par ce score que le Maroc a été élu, ce vendredi 26 janvier, au Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine, une première dans l’histoire du royaume. Il occupera pendant deux ans le siège réservé à l’Afrique du Nord dans cette instance.

 

Le Maroc était le seul candidat en lice, après que l’Algérie s’est retirée de la course. Son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait annoncé ce retrait il y a quelques jours sur une chaîne de radio locale, motivant ce choix par la volonté de l’Algérie de se concentrer sur le prochain mandat qui, à la différence de celui que vient de briguer le Maroc, sera d’une durée de trois ans.

 

LIRE: À Guerguerat, le Maroc et le Polisario sont au bord de la guerre

 

 

Élection in extremis

À en croire les officiels Marocains, la partie n’était pas jouée d’avance. Nasser Bourita, dans une déclaration à Jeune Afrique: « Nous avons gagné malgré les actions de sabotage visant à nous mettre les bâtons dans les roues. Un sabotage qui s’est poursuivi jusqu’à la dernière minute, juste avant les élections pour nous empêcher d’avoir les deux tiers nécessaires pour gagner ».

 

Position hostile au Maroc

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) est l’organe de l’UA chargé de la prévention, la gestion et le règlement des conflits, ainsi que du maintien de la paix. Mais bien que l’intégration de cette importante instance par le Maroc constitue un atout diplomatique qui s’ajoute à d’autres percées sur le continent, la bataille n’est pas terminée. La délégation marocaine devra en effet gagner du terrain au sein du CPS, présidé depuis sa création par l’Algérie. Le Conseil ne cache pas ses positions hostiles envers Maroc sur la question du Sahara, comme celle exprimée dans un communiqué du 23 mars 2017, où il appelait à « la tenue du référendum d’autodétermination » au Sahara, et dans un tweet condamnant les “violations des Droits de l’Homme par Maroc dans le Sahara occidental”.


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