fbpx
Publicité Publicité Publicité
Publicité
Publicité

Egypte, elle se retrouve en prison pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel

La Dépêche | 16 mai 2018 à 14 h 27 min | Mis à jour 16 mai 2018

Publicité

La féministe égyptienne Amal Fathi, incarcérée vendredi dernier après avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux critiquant l’inaction du gouvernement face au harcèlement sexuel, est toujours derrière les barreaux. Amal Fathi est membre du mouvement de jeunesse du 6 avril, désormais interdit. Un mouvement qui avait joué un rôle lors du Printemps arabe, lors duquel le président de l’époque, Hosni Moubarak, avait dû démissionner.

« C’est un jour sombre pour l’Égypte, quand on voit que les autorités préfèrent faire taire une femme qui dénonce le harcèlement sexuel, plutôt que de prendre des mesures pour lutter contre le problème. Son arrestation constitue un stade de plus dans la répression de la liberté d’expression exercée en Égypte », écrit Amnesty International à ce propos.

 

LIRE : Un mois dans le quartier gay de la prison de Marrakech

 

Selon l’ONG, qui demande sa libération « immédiate et sans condition », Amal Fathi a été interpellée chez elle le 11 mai dernier à 2h30 du matin, en même temps que son mari, Mohamed Lotfy, un avocat spécialisé dans les droits humains. Le couple a été emmené avec son fils de 3 ans au commissariat de Maadi, au sud du Caire. L’époux et l’enfant ont été libérés au bout de trois heures environ, mais Amal Fathi a été maintenue en détention. Un procureur a ensuite ordonné qu’elle soit détenue pendant 15 jours pour être interrogée. On l’accuse d’incitation au renversement du système, de publication d’informations mensongères et de mauvais usage des réseaux sociaux, selon un avocat de la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, dont son mari est directeur.

Abonnez-vous à notre newsletter

Restez informé ! Dès maintenant et en quelques clics, inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter et recevez en exclusivité nos derniers articles.