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Crise financière : allons-nous revivre le cauchemar de 2007 ?

La Dépêche | 22 juin 2018 à 16 h 18 min | Mis à jour 22 juin 2018

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Des chercheurs l’affirment : une catastrophe financière semblable à la crise de 2007 pourrait bien avoir lieu. Beaucoup de grands noms de l’économie tirent en ce moment la sonnette d’alarme quant à la situation actuelle.

« Il y aura une nouvelle crise, je ne sais pas quand, mais ce dont je suis sûr c’est qu’elle pourrait être un évènement dramatique pour notre style de vie, pour la démocratie et les valeurs libérales », met en garde Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre

Rappel des faits : en juillet 2007, la crise financière des subprimes (les crédits qui comportent des risques quant à la garantie de leur remboursement) a touché le secteur des prêts hypothécaires aux États-Unis.  Avec la crise bancaire qui s’en est suivie à l’automne 2008, ces deux phénomènes ont enclenché la crise financière mondiale de 2007-2008.

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les prix de l’immobilier ont baissé de manière anticipée. Et cette baisse a provoqué de nombreuses faillites parmi les organismes de crédit.

La crise s’est étendue, telle une contagion, à l’ensemble des acteurs économiques, entraînant le monde dans un chaos financier.

Ce 18 juin, la Fondation pour la recherche dans le domaine des mathématiques financières, issue de Natixis, banque internationale de financement, publie une étude intitulée : « La situation est-elle vraiment plus dangereuse qu’en 2007 ? ». Les travaux menés abordent les différentes craintes qui pèsent sur l’économie mondiale.

Les auteurs de cette étude considèrent, de fait, que le risque de crise de la dette est plus faible qu’en 2007, grâce à la capacité des organismes de crédit à maintenir des taux d’intérêt très bas.

Quant à une éventuelle crise de la zone euro, ils considèrent qu’elle est moins susceptible d’avoir lieu qu’en 2007, avec la mise en place de mécanismes de solidarité, conditionnés par le consensus qu’il est impossible de sortir de l’euro.

Toutefois, la Fondation Natixis mets en garde contre de nouveaux risques qui n’étaient pas présents il y a 11 ans, notamment les enjeux géopolitiques (Moyen-Orient, Russie…) qui vont de pair avec des politiques économiques dangereuses, comme le protectionnisme, et qui pourrait davantage fragiliser la situation actuelle. Alors crise ou pas crise ? L’avenir nous le dira.

 

 

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