Les fautes d’orthographe sont souvent mal perçues, à l’oral comme à l’écrit. Dans un CV, un courriel client ou une offre commerciale, elles peuvent entamer la crédibilité de leur auteur et l’image de son entreprise. Bonne nouvelle : on peut progresser nettement en combinant des outils adaptés, une remise à niveau si nécessaire et une pratique régulière.
Avoir un bon correcteur d’orthographe
Si vous travaillez sur ordinateur, smartphone ou tablette, vous pouvez facilement tricher et vous faire corriger en utilisant un bon correcteur d’orthographe. Mais sachez qu’ils ne se valent pas tous et que certains sont plus compétents que d’autres. Il vous faudra aussi bien le paramétrer pour être sûr qu’il corrige également les fautes de grammaire, qui sont encore plus graves que les simples erreurs car elles trahissent une mauvaise logique et une lacune dans l’assimilation des règles de français.
Les limites des correcteurs automatiques
Un correcteur ne remplace pas votre vigilance. Il peut laisser passer une faute quand le mot existe mais n’est pas le bon, ou proposer une correction inadaptée. Il existe aussi des situations où vous n’y avez pas accès : prise de notes, examen, écriture à la main, échange en direct.
Voici les erreurs que les outils détectent le moins bien :
- les homophones (« a » et « à », « ce » et « se », « ces » et « ses ») ;
- les accords du participe passé, notamment avec « avoir » ;
- la confusion entre infinitif et participe passé (« aller chercher » et « cherché ») ;
- les accords à distance, quand le sujet est éloigné du verbe.
Prenez donc l’habitude de relire un texte important après la correction automatique, de préférence à voix haute ou après une courte pause.
Suivre une formation ou une remise à niveau
Si votre niveau reste fragile, une formation structurée permet de reprendre les règles dans l’ordre. Il existe des formations en ligne ou en présentiel, ainsi que des certifications de niveau en orthographe, comme le Projet Voltaire, qui permettent de mesurer sa progression.
Côté financement, les salariés et les demandeurs d’emploi peuvent mobiliser leur compte personnel de formation (CPF) lorsque la formation y est éligible. Consultez votre solde et les formations disponibles sur le service officiel MonCompteFormation. Un demandeur d’emploi peut aussi se rapprocher de son conseiller France Travail (ex-Pôle emploi), et un salarié de son employeur, qui peut avoir un plan de développement des compétences.

La pratique, la pratique et encore la pratique !
Il n’y a pas de méthode miracle : la régularité compte plus que la durée. Quelques minutes par jour valent mieux qu’une longue séance occasionnelle. Lire, écrire et s’exercer sont les trois piliers.
Par exemple, vous pouvez faire des exercices en ligne, lire au moins une ou deux pages d’un livre chaque jour afin d’enrichir votre vocabulaire et vous habituer aux tournures de phrase. Pour aller plus loin, surlignez les passages dont vous ne comprenez pas l’orthographe, puis reportez-vous à la règle correspondante dans une grammaire ou un dictionnaire.
Des habitudes simples au quotidien
- Tenez un carnet (papier ou numérique) de vos fautes récurrentes et relisez-le chaque semaine.
- Quand un doute surgit, vérifiez dans un dictionnaire ou un ouvrage de conjugaison plutôt que de deviner.
- Relisez vos messages importants une fois de plus avant l’envoi, en vous concentrant sur une seule catégorie d’erreurs à la fois (accords, puis conjugaison, puis ponctuation).
- Faites relire un texte stratégique (lettre de motivation, proposition commerciale) par un proche ou un relecteur professionnel.
En associant un outil fiable, une formation adaptée à votre niveau et une pratique quotidienne, les fautes diminuent progressivement, et votre écriture gagne en assurance.

Fondateur de La Dépêche Tech, William O’Rain accompagne PME et médias dans leur croissance digitale. Ses sujets : IA, e-commerce, marketing web, cybersécurité, product & growth. Objectif : transformer l’actu en décisions opérationnelles.

