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Cette équipe du Maroc se qualifierait haut la main pour la Coupe du monde

La Dépêche | 7 novembre 2017 à 15 h 02 min | Mis à jour 8 novembre 2017

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Cette équipe du Maroc se qualifierait haut la main pour la Coupe du monde
© Sami Ameur

Voilà bientôt 20 ans que les Lions de l'Atlas n'ont pas participé à la Coupe du monde. Et pourtant, le football vert et rouge a vu passer des générations de footballeurs plus talentueux les uns que les autres. Avec un brin d'humour et un zeste de mauvaise foi, Ladepeche.ma a sélectionné pour vous les meilleurs joueurs marocains de tous les temps, pour composer un 3-5-2 ultra offensif qui ne craint pas les anachronismes. Une dream team qui n'aurait aucun mal à se qualifier au Mondial.

 

  • Gardien et capitaine

Badou Zaki: Avant de devenir un coach avec un léger embonpoint et une calvitie avancée, l'ancienne gloire du WAC et du RCD Majorque a été un des gardiens les plus en vue des années 80. Un bel athlète de 1m80 connu pour ses réflexes éclair qui démoralisaient les attaquants des équipes adverses. Sans oublier qu'il était capitaine de la formation qui a fait rêver les marocains lors de la Coupe du monde 1986, en emmenant les Lions en 8e de finale, une première pour une sélection africaine et arabe. Voilà pourquoi ce ne pouvait être que lui dans les cages de la dream team marocaine.

 

  • Défenseurs

Achraf Hakimi: Zizou lui a donné sa chance, et Achraf a su la saisir. Alors oui, il est encore jeune et du coup, inexpérimenté, mais il faut aussi savoir prendre des risques en pariant sur la jeunesse, et donc l'avenir. Car ce lionceau inconnu au bataillon il y a quelques mois encore a su se faire une place de titulaire dans la Maison-Blanche depuis la blessure de Dani Carvajal pour devenir le premier Marocain à évoluer au Real. C'est ce qu'on appelle être opportuniste, et ça, on achète!

 

Noureddine Naybet: Avec ses 115 sélections, ses deux participations au mondial et ses 6 CAN, le très expérimenté natif de Casa est un élément clé de la défense des Lions. Aujourd'hui, les Marocains n'ont plus d'yeux que pour le Real ou le Barça, mais il fut un temps où le Deportivo de La Corogne était un véritable empêcheur de dribbler en rond. Et ce Depor là doit en partie son palmarès à un stoppeur nommé Naybet, qui, dès sa première année en Espagne, a permis à son club d'être la meilleure défense du championnat avant de rafler un titre 2000 aux Raul Gonzalez, Rivaldo, Figo, Puyol & Co. Avec lui, on a toutes les chances de finir Campeones…

 

Abdelkrim El Hadrioui: Petit de taille, rapide, précis, El Hadrioui c'est un peu notre Roberto Carlos à nous. On vous voit venir et on ne vous contredira pas, les coup francs, ce n'est pas son fort, contrairement au latéral brésilien qui envoyait des scud à tout va. Oui, mais: le natif de Taza compense largement avec sa vision du jeu. La preuve: c'est à lui que l'on doit la passe décisive à Laghrissi contre la Zambie et un centre millimétré sur la tête de Raghib contre le Ghana, qui ont permis au Maroc de se qualifier coup sur coup à la Coupe du monde 1994 et 1998. Et comme on dit, jamais deux sans trois…

 

LIRE: Achraf Hakimi, la nouvelle star marocaine du Real Madrid

 

  • Milieux de terrain

Abdelmajid Dolmy: Le genre de gars à pouvoir récupérer un ballon et dribbler toute une équipe pour livrer un passe décisive, c'est? Oui, Maradona ou… Dolmy, alias le Maâlem. On a vu Dolmy défenseur central, milieu défensif, relayeur ou numéro dix, on l’a vu sur un côté, sur l'autre, en arrière latéral. Bref, partout. De Dolmy, on gardera l’image de cet excellent n°6 auquel le journal L'Équipe a attribué la note de 9/10 lors du match contre l'Angleterre lors de la Coupe du monde 1986. Du jamais vu à l'époque! Malgré sa petite taille, le joueur le plus capé de la sélection (140 matchs) dominait tous les ballons aériens grâce à ses jambes élastiques. Et fair-play avec ça.

 

Mustapha Hadji: Sa carrière ne se résume pas à la reprise de volée acrobatique contre l'Égypte à la 90e minute en phase de poules de la CAN 1998, ni à sa coupe carrée sauvage. Hadji, c'est un milieu de terrain de classe internationale, qui nous a permis d'y croire lors de la Coupe du monde 1998 en France, jusqu'à la dernière minute. Technique, physique, élégant, celui qui s'est fait remarquer dans les grands championnats européens en jouant pour l'As Nancy, le Deportivo La Corogne, ou encore le Sporting Lisbonne, il est le dernier Marocain à être désigné meilleur joueur africain, en 1998.  Devant Okocha, Weah et Kanu s'il vous plaît!

 

Mohamed Timoumi: Désigné meilleur joueur africain en 1985, Timoumi fut l'un des grands artisans du rêve marocain au mondial de 1986, sachant qu'il avait subi une opération à la cheville quelques mois avant. À peine remis de sa blessure, Timoumi a mené les Lions jusqu'en 8ème. Avec sa puissance physique africaine et sa technique de dribble brésilienne, Timoumi est le meneur idéal pour le "Foutcheball" marocain.

 

Ahmed Bahja: On dit qu'il en faisait trop. Qu'il échappait aux défenseurs comme à la morale, quand il plongeait dans les surfaces de réparation et les soirées à Marrakech. Son caractère rebelle attisait les critiques autour de lui, mais le Bahjaoui sociétaire du Kawkeb les considérait comme de la jalousie. Bref, une vraie star, qui donnerait la touche rock'n roll à notre sélection. Parce que franchement, qui n'aime pas les crochets, les sombreros et surtout les petits ponts qui foutent la hchouma à l'adversaire?

 

Salaheddine Bassir: Du haut de son 1m69, le recordman du nombre de buts (25) inscrits en sélection, est un serial buteur, mais pas que. En plus de marquer, il est collectif et distille les bons ballons, et mouille le maillot quand il s'agit de défendre. Ah, un détail, celui qui a remporté le championnat d'Espagne en 2000 avec le Deportivo est le dernier Marocain à avoir scoré en Coupe du monde, en 1998.

 

  • Attaquants

Larbi Ben M'barek: Aujourd'hui, Ben M'barek jouerait au Real ou au Barça. Durant le Protectorat, la perle noire du football, comme on le surnomme, a évolué en équipe de France, avec qui il détient encore le record de longévité (plus de 15 piges !). De l'USM au Vélodrome en passant par le Vicente Calderon, l'infatigable attaquant a scoré partout où il est passé, avec une moyenne de 0,5 but par match. De quoi impressionner Pelé, pas franchement connu pour sa modestie, qui a déclaré: "Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le Dieu". Et nous, nous croyons en Dieu…

 

Ahmed Faras: C'est lui qui a porté le Maroc durant sa première et seule Coupe d'Afrique gagnée, en Éthiopie en 1976, ce qui en fait un élément incontournable de ce 11. Le  ballon d'or africain en 1975 faisait partie de l'équipe nationale ayant joué le mondial de 1970 au Mexique, le premier pour le Maroc et l'Afrique. Rapide, présent sur tout le terrain, doté d'une frappe de mule, ont dit de Faras qu'il faisait trembler les filets au moins une fois par match. Une vraie légende…

 

LIRE: Quelles chances pour le Maroc de se qualifier au Mondial?

 

  • Entraîneurs

José Mehdi Faria: C'est le chef d'orchestre de l'équipe qui a ébloui le monde au mondial de 1986. Depuis qu'il est venu au Maroc entraîner les FAR en 1983, il ne s'en est jamais sorti. L'histoire de Faria, Mehdi, est fabuleuse. Ce brésilien tombé amoureux du Maroc a épousé une Marocaine, et a fini par se convertir à l'islam. On disait de lui qu'il militait pour que les joueurs de foot trouvent un emploi au risque de manquer de moyens et devoir laisser tomber le foot. En gros, Mehdi Faria est un bijou rare du milieu footballistique marocain.

 

Henri Michel: C'est le énième sélectionneur français des Lions de l'Atlas. La liste s'agrandit encore aujourd'hui, mais lui, au moins, il nous a conduits au Mondial 1998 et a bâti une équipe solide, qui a battu les futurs champions du monde la même année. Il nous a tous fait rêver en repoussant l'espoir de qualification au 8e de finale jusqu'au dernier souffle. Michel, c'est avant tout une vision du football. Le jeu d'abord, le résultat ensuite, quitte à souvent perdre de la plus belle des façons. Mais à occuper les cœurs pour toujours.

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