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La Botola a repris, c’est une très bonne nouvelle

La Dépêche | 12 septembre 2017 à 8 h 09 min | Mis à jour 18 septembre 2017

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La Botola a repris, c’est une très bonne nouvelle
© Sami Ameur

La Botola a repris, c’est une très bonne nouvelle. Mais il faut être honnête, c’est un spectacle pour initiés, les néophytes sont parfois surpris. Voici donc un petit guide à leur attention, pour les aider à comprendre ce qui va se passer sur nos écrans pendant les neuf prochains mois. C’est parti.

1. Si vous constatez qu’on joue peu au foot, ne vous inquiétez pas.

Voici la situation : vous zappez vaillamment entre une confrontation anglaise ou espagnole et un match de chez nous. Mais à chaque fois que vous mettez la botola, vous constatez que le jeu est arrêté. C’est normal. Les vrais sportifs de haut niveau, chez nous, ce sont les brancardiers. Ils galopent pendant tout le match pour soulager des blessures imaginaires de joueurs qui ont porté la simulation au rang d’art majeur. Une mention spéciale pour les gardiens de buts, qui adorent enlever leurs gants, puis défaire leurs lacets, avant de s’allonger lentement puis hèlent les soigneurs en grimaçant de douleur. C'est une tradition chez nous.

2. Si vous ne reconnaissez pas les joueurs, ne paniquez pas.

Depuis plusieurs saisons, notre football est frappé d’une frénésie de transferts, qui sont des opérations très opaques à haute valeur ajoutée. Pour faire tourner la machine, il faut du mouvement, vous avez compris l’affaire, inutile d’insister.

3. Si la valse des entraineurs vous donne le tournis, restez calmes.

Même les professionnels ont du mal à suivre. Exemple : Youssef Lamrini  a entamé, la saison 2012/2013 avec le KAC, qu’il a quitté en novembre pour le CODM, ou il est resté deux mois avant le rejoindre l’OCS, avec qui il fini tranquillement la saison avant de s’engager la saison suivante avec Berkane, donc. En une année, il aura donc entrainé le quart des clubs de la Botola.

4. Si vous trouvez les joueurs un peu mous, regardez ailleurs.

La beauté du sport et l’amour du jeu sont certes des moteurs puissants, mais les primes de matches et les salaires sont aussi important. Voici pourquoi les supporters marocains, au moment du coup d’envoi, se renseignent systématiquement sur l’état des impayés, c’est parfois déterminant.

5. Si vous trouvez des tribunes vides, c’est normal.

Il y a plusieurs possibilités d’explication. La première est le huis clos, puisque c’est la seule réponse que les autorités aient apportée au problème du hooliganisme. La seconde,  c'est que le stade est en travaux, et le club est contraint de recevoir loin de chez lui. C’est quelque chose de très courant chez nous : nous aimons les travaux. La troisième option est que le public n’existe pas, ou qu’il ait fuit, dégouté, par les points précédents.

Voilà, bon spectacle.

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