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Boris Faure s’exprime sur son agression par M'jid Guerrab

La Dépêche | 13 septembre 2017 à 11 h 40 min | Mis à jour 13 septembre 2017

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Boris Faure s’exprime sur son agression par M'jid Guerrab

Agressé par le député franco-marocain M’jid El Guerrab à coups de casque, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger, Boris Faure, s’est enfin exprimé sur les circonstances de l’altercation, ce mercredi 13 septembre sur France Inter.


Interrogé par la journaliste Léa Salamé, la victime de M’jid El Guerrab, qui s’était faite opérer en urgence avant de s’être fait prescrire une incapacité temporaire de travail d’au moins 30 jours, a réfuté les accusations de racisme proférées par le député franco-marocain au lendemain des faits.

 

"Il n’y a eu dans ma bouche ce jour-là aucune insulte raciste, aucune insulte tout court. L’insulte raciste ne fait pas partie de mon ADN", a indiqué à l’antenne de France Inter celui qui se présente comme un "militant antiraciste".

 

Boris Faure considère que ces accusations, alors qu’il "était dans l’incapacité de se défendre", constituent une deuxième agression à son encontre. "Je trouve, vraiment, qu’il aurait pu s’abstenir", s’est-il désolé.

 

Au lendemain de l’agression, M’jid El Guerrab avait affirmé dans plusieurs médias avoir fait l’objet "de menaces de mort à plusieurs reprises". Des accusations que Faure réfute une nouvelle fois.

 

"Je ne crois pas au pardon, je crois à la justice"

Malgré les excuses prononcées par M’jid El Guerrab au lendemain des faits, Boris Faure ne compte pas les accepter aussi facilement. "Je ne crois pas au pardon, je crois à la justice", a-t-il tranché. Le premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger critique également le fait que le député ait gardé son poste au sein de l’Assemblée nationale.

 

"On voit là que sur le plan juridique, il y a un no man’s land institutionnel. Un député pris en flagrant délit reste député. Il y a quelque chose à régler", a-t-il conclu.

 

Mis en examen début septembre, M’jid El Guerrab a présenté sa démission à son parti  La République en marche mais a, en revanche, choisi de garder son poste de député.

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