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Best-of 2017: Quand nos hommes politiques font de l’humour malgré eux…

La Dépêche | 3 janvier 2018 à 0 h 02 min | Mis à jour 21 mars 2018

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Benkirane, Chabat, Azami & Co sont les Jourdains de l’humour, qui font des blagues (parfois pas drôles) sans le savoir. La Dépêche a compilé les sorties les plus insolites de nos politiciens en 2017. Florilège.

 

 

  • Benkirane: Parce qu’on vient de loin…

Poussé à la porte par les siens, Benkirane a tout de même tenu à leur rappeler d’où ils viennent: « Regardez où nous en sommes aujourd’hui. Avant on circulait en Renault 18 ou en Renault 9, en motos et en vélos. Le plus aisé de nous avait un Mercedes 240 ». Mais pas la grima de grand taxi qui va avec…

 

Abdelilah Benkirane a tenu ces propos lors de son discours d’ouverture du Conseil national du PJD, dernière ligne droite avant le 10e Congrès du parti en décembre 2017. La majorité des membres du Conseil se sont opposés à l’amendement des règles internes du parti, qui aurait pu permettre au Chef du gouvernement sortant de briguer un troisième mandat à la tête du parti islamiste.

 

 

  • Hamid Chabat: National geographic…

Alors que l’entrée de l’Istiqlal dans le gouvernement était imminente, pour permettre de sortir du blocage gouvernemental, Chabat s’est fendu d’une sortie dont il a le secret, provoquant l’ire de nos voisins. On rembobine:  « La Mauritanie est marocaine (et) les enclaves du Maroc s’étendent jusqu’au fleuve du Sénégal ». Et les ancêtres de Si Hamid ont découvert l’Amérique.

 

Dans une allocution devant les syndicalistes de l’UGTM (syndicat affilié à l’Istiqlal), Chabat, par ces propos sur la marocanité de la Mauritanie, était à deux doigts de provoquer une crise diplomatique entre le Maroc et son voisin du Sud. Le lendemain, le roi avait ordonné à Abdelilah Benkirane, alors Chef du gouvernement, de s’envoler pour Nouakchott pour y rencontrer le président mauritanien.

 

 

  • Hassad: KO technique

Peu après sa nomination à la tête du ministère de l’Éducation, Mohammed Hassad promettait de « passer au tamis les personnes qui ne remplissent pas leurs missions ». « Estimez-vous heureux que je n’ai pas apporté la matraque avec moi au ministère » a déclaré l’ex patron de l’intérieur quelques semaines plus tard. Mais ça, c’était avant d’être assommé…

 

C’est au micro de nos confrères de Radio Plus que Hassad est revenu sur sa nomination au ministère de l’Enseignement. Aussitôt nommé, l’ancien ministre de l’Intérieur a entamé un large chantier de réforme de l’enseignement, entreprenant une série de mesures qui ont suscité la polémique, comme la révision des manuels d’éducation islamique. En octobre 2017, il est lui aussi concerné par les limogeages des ministres, après l’enquête sur la non exécution des projet du plan « Al Hoceima, phare de la méditerranée ».

 

 

LIRE: Voici 10 bonnes raisons de ne pas regretter Hamid Chabat

 

  • Daoudi: Lahcen fait une scène

Voilà la réponse de Daoudi aux parlementaires, qui l’interrogeaient sur la hausse des prix : « Je suis ministre et je crie sur ceux qui crient sur moi. Seuls les citoyens peuvent me juger. Moi je viens de la montagne. On a voté pour moi sans pots-de-vin ni pruneau ». A ce propos, il est à combien le kilo de pruneau M. le ministre?

 

Interpellé lors d’une séance plénière du Parlement sur les augmentations des prix des carburants par des députés durant le deuxième trimestre de 2017, le ministre des Affaires générales a justifié ces augmentations par la hausse des cours de pétrole dans le marché mondial.

 

 

  • Boutaleb: le trac du débutant

Moquée après sa première prise de parole au sein de l’hémicycle, la ministre déléguée au tourisme a répondu à ses détracteurs : « Il faut aller au parlement voir comment c’est difficile de parler en public là-bas ». Un conseil, préparez-vous, n’y allez pas en… touriste.

 

Boutaleb s’est expliquée, le 21 mai 2017, dans une déclaration à nos confrères Akhbar Al Yaoum, sur son premier passage (raté) au Parlement. La nièce de Saad Kettani, héritier de la famille propriétaire d’Attijariwafa Bank, avait occupé plusieurs postes de responsabilité dans la plus grande banque du Maroc, avant de rejoindre les rangs du RNI sous la présidence d’Aziz Akhannouch. Sa nomination comme ministre déléguée au Tourisme constitue sa première expérience politique.

 

  • Azami: l’essentiel est de participer

Fair-play, Azami a déclaré après sa défaite contre El Othmani lors de l’élection du secrétaire général du PJD. « Je suis très content de ne pas avoir été élu. Ce parti est fantastique ». C’est ce qu’on appelle l’esprit Coubertin.

 

C’est entre Driss Azami et Saad Eddine El Othmani que s’est jouée la course au Secrétariat général du PJD, après l’élimination d’Abdelilah Benkirane. Résultat: victoire serrée du Chef du gouvernement (1006 voix contre 912 pour Azami), qui devint ainsi le nouveau chef de file du premier parti au Maroc. Dans la foulée de sa défaite, Azami a glorifié le PJD.

 

 

LIRE: Dis-moi comment tu tweetes, je te dirai qui tu es…

 

  • Ramid: Les droits de l’Homme version PJD

« Arrêtez de me poser des questions sur les homosexuels, ce sont des saletés » à réagi Ramid au micro d’un journaliste du Site Info. Ça c’est du propre M. le ministre des libertés…

 

Présidant la délégation marocaine au Conseil des droits de l’Homme à Genève en septembre dernier, Ramid a rejeté des recommandations du Conseil, dont la dépénalisation de l’homosexualité au Maroc. A son retour, Ramid est revenu au micro d’un journaliste du Site Info sur sa position à Genève.

 

 

  • Benabdellah: Chacun son tour

Au lendemain de l’éviction de Benkirane par le roi, son compère Nabil Benabdellah du PPS a déclaré: « Je souhaite que Benkirane réagisse positivement à la décision du roi ». L’histoire ne dit pas ce que le premier a conseillé à son ex ministre de l’Habitat après sa mise à l’écart…

 

Benabdellah réagissait, dans une déclaration à nos confrères de Hespress le 16 mars 2017, à l’éviction  de Benkirane par le roi, après six mois de blocage gouvernemental. Six mois plus tard, le patron du PPS, avec 3 autres ministres, est démis de ses fonctions de ministre de l’Habitat par décision royale.

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