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Al-Qaida, beaucoup plus fort qu’en 2010

La Dépêche | 12 septembre 2017 à 17 h 55 min | Mis à jour 12 septembre 2017

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16 ans après les attentats du 11 septembre 2001, “Al-Qaïda reprend de la vigueur à la faveur des défaites récentes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, ont estimé, lundi 11 septembre à Washington, des experts en sécurité.

 

« L’EI est peut-être la plus grande menace terroriste, mais al-Qaïda en Syrie nous inquiète. C’est la branche la plus importante au monde en ce moment », a expliqué Joshua Geltzer, ancien responsable de la lutte antiterroriste à la Maison Blanche, invité avec d’autres spécialistes par le centre de réflexion New America à Washington. Ce centre a publié un rapport sur les menaces terroristes actuelles contre les Etats-Unis.

 

 

 

 

Il a simplement changé de nom

 

Le réseau extrémiste est notamment présent au Maghreb, au Mali et au Yémen. Selon cet expert, « Al-Qaïda a simplement de nouveau changé de nom » et se positionne comme « plus modéré » que le groupe Etat islamique.

 

Tahrir al-Cham, un groupe autrefois connu sous le nom de Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda, « a renforcé son contrôle sur la province d’Idleb, éliminé ou absorbé des groupes rebelles rivaux, et modernisé sa propagande sur internet en utilisant le modèle de l’EI », analyse-t-il.

 

« L’internationale jihadiste », qui avait perdu de l’influence après la mort d’Oussama ben Laden « semble avoir plus de vies qu’un chat », a lancé Daveed Gartenstein-Ross, chercheur à la Fondation pour la défense des démocraties. Selon lui, al-Qaïda est « beaucoup plus fort » qu’en 2010, quand sa faiblesse avait contribué à l’ascension de l’EI.

 

L’organisation « s’est intelligemment éloignée de l’EI, afin de se faire passer pour des « jihadistes modérés », des gens qu’on « aime pas forcément mais avec qui on peut traiter », a ajouté Gartenstein-Ross, soulignant que le groupe bénéficiait du soutien d’une partie de la population syrienne et de certains Etats du Golfe.