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8 raisons de croire au dossier du Maroc pour l’organisation du Mondial 2026

La Dépêche | 12 janvier 2018 à 22 h 26 min | Mis à jour 13 janvier 2018

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Après quatre tentatives ratées, le Maroc entame une 5e course à l’organisation de la Coupe du monde. Face à la triple candidature nord-américaine regroupant le Mexique, les États-Unis et le Canada, le Maroc ne part clairement pas favori mais le royaume pourrait créer la surprise et accueillir le Mondial 2026. Voici 8 raisons de croire au miracle. En attendant le verdict le 13 juin 2018.

 

  • Les votes sont (très) ouverts

Contrairement à l’ancien mode de scrutin, où les candidats restaient à la merci du Comité exécutif composé de 24 membres, c’est désormais tous les 211 pays membres de la FIFA qui éliront le futur hôte du mondial 2026. Le Maroc peut donc compter sur le soutien des pays africains, ceux du monde arabe et musulman, mais aussi certains pays asiatiques et des alliés européens, à l’instar de la France.

 

  • La CAF nous kiffe

Depuis que le sulfureux Issa Hayatou a été poussé à la sortie de la CAF en mars dernier, le Maroc gagne du terrain sur la scène footballistique africaine. En atteste l’élection de Lakjaâ comme vice-président de l’institution africaine, et les multiples visites au Maroc du nouveau président, Ahmad Ahmad. D’ailleurs, lors de l’une de ces visites, le Malgache a déclaré que « le Maroc est une nation prête à abriter tous types de grandes manifestations », et a appelé les associations nationales africaines à apporter un soutien « franc et massif » à la candidature du Maroc. S’ils font bloc avec le Maroc, les pays de la confédération africaine pèseront plus que ceux de la Concacaf, avec 55 pays contre 41.

 

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  • Stades avancés

Pour qu’un pays puisse organiser une Coupe du monde, la FIFA exige qu’il dispose d’au moins 12 stades capables d’abriter des rencontres de haut niveau. À ce titre, le Maroc est bien parti: il dispose de 6 stades déjà opérationnels (Casa, Rabat, Fès, Marrakech, Agadir et Tanger), et de 3 autres en chantier (Tétouan, Al Hoceima et Oujda). Bref, du concret, contrairement aux maquettes qu’on utilisait pour convaincre durant les autres candidatures.

 

  • Les lions rugissent de nouveau

2017 a été l’année de la renaissance du ballon rond marocain. Après des années d’échecs et de déconvenues, Hervé Renard a apporté sa grinta aux Lions de l’Atlas. Même topo côté club marocain, avec une champions league africain pour le WAC. Des victoires qui ont redonné du lustre au football vert et rouge sur la scène internationale.

 

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  • MHE, numéro 9

Nommé par le roi comme Président du Comité de la candidature marocaine pour l’organisation du mondial, Moulay Hafid El Alamy sera le capitaine du dossier du royaume. Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement, homme d’affaires averti, MHE a prouvé ses qualités de renard de surface dans le monde des affaires. Gageons qu’il saura concrétiser les occasions qui se présenteront à lui.

 

  • Qatar attacks

Via le Secrétaire général du Comité suprême d’organisation du mondial 2022, le Qatar a annoncé son « soutien solide » au dossier de candidature marocain. En dépit des allégations de corruption dont il fait l’objet, le petit émirat pétrolier pèse lourd au sein de la FIFA. Influence qui, d’ailleurs, lui a permis de battre les États-Unis dans la course à l’organisation du mondial 2022.

 

  • Deux Coupes du monde… des Clubs

La FIFA est exigeante en matière de capacité d’organisation. Et à ce propos, le Maroc a déjà fait ses preuves en organisant deux éditions de la Coupe du monde des Clubs en 2013 et en 2014. Même si le scandale de la kerrata (raclette) d’Ouzzine nous a valu une chouha internationale, Joseph Blatter avait reconnu que les deux éditions étaient « une réussite pour le Maroc ».

 

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  • Settat plus accueillante que les States

Infantino, le patron de la FIFA, est clair: « le pays qui organise le mondial 2026 devra être en mesure d’octroyer des visas d’entrée à toutes les équipes participantes ». Sans le citer explicitement, le président de la FIFA faisait allusion à Donald Trump et sa politique migratoire: le fameux « Travel ban », qui durcit les conditions d’obtention du visa américain. Un avantage comparatif évident pour le Maroc, dont les frontières sont bien plus poreuses que la défense des Benatia & Co.