Publicité

10 raisons d’aimer le ramadan… quand même

La Dépêche | 31 mai 2017 à 17 h 00 min | Mis à jour 27 juillet 2017

Par

Publicité

Le mois sacré vient avec son lot de bienfaits insoupçonnés. En voici dix.

 

1. On apprend à donner l’heure avec plus de précision

Avant le ramadan : “La prière du maghrib c’est vers 19h ou quelque chose comme ça”.

Pendant le ramadan : “Le ftour est à 19h 38mn 28sec”.

2. On se réconcilie avec sa condition féminine.

Entre crampes et sautes inexplicables d’humeur, on passe 11 mois par an à remettre en question l’utilité même d’un utérus. Puis le ramadan débarque et on se met à prier que les règles durent un mois.

3. Ca parle moins de météo.

Les discussions dans les taxis et les files d’attentes ne mènent toujours nulle part, mais au moins pendant un mois, ça parle moins de pluie et de beau temps et plus de hrira et de chebakkiya.

4. On sort après 21h sans (trop) risquer de se faire embêter.

Ce n’est pas parce que les gens deviennent plus pieux – et donc plus respectueux -, c’est parce qu’entre les génuflexions des tarawih et l’hyperglycémie post-msemmen, la sieste dépasse la drague dans la hiérarchie des besoins.

5. On découvre le pouvoir de séduction d’un bras dénudé.

On ne s’en rend pas compte le reste de l’année, mais le ramadan c’est l’occasion de se rappeler que l’habit peut compromettre le jeûne d’un humain pieux. On ne parle même des mini jupes, mais des simples débardeurs et autres vêtements d’été a priori inoffensifs. La légende raconte qu’on reproche même aux femmes en djellaba d’avoir des fesses.

6. On bosse moins pour manger plus.

Les journées de travail se terminent à 15h. Les heures libres sont traditionnellement réservées à la préparation mentale nécessaire au sport panarabe qu’est l’éclatement du bide.

7. On fait une détox, qu’on le veuille ou non.

On fume moins de cigarettes et on boit peu ou pas d’alcool. Bien évidemment, on pourrait réduire sa consommation de produits nocifs à la santé à n’importe quel moment de l’année, mais l’être humain est faible et dénué de volonté. Heureusement, qu’il y a la loi et la religion.

8. C’est un mois propice à la créativité et à l’organisation.

Quels restaurants livrent en journée? Comment se parfumer de sorte à sentir le propre et non la provocation? Quel chemin emprunter pour éviter les voisins grincheux? Autant de nouveaux problèmes qui se posent avec la venue du mois sacré, et qui nécessitent la mobilisation de neurones supplémentaires.

9. Du catch en live gratuitement, tous les jours et partout.

Que l’on soit dans la rue, les transports en commun ou une administration publique, on peut toujours compter sur la générosité d’un mramden ou deux pour faire d’un malentendu un bain de sang et amuser la galerie.

10. On cultive la nostalgie pour le dentifrice.

Produit banal destiné à une utilisation quotidienne que l’écrasante majorité des jeûneurs n’utilisent pas. Quand on n’a pas peur de l’avaler et risquer d’annuler son jeûne, on prétend qu’Allah adore l’haleine des jeûneurs qui monte au ciel tel des volutes de oud brûlé. C’est qu’on oublie qu’Allah aime la beauté. Et la beauté est aussi olfactive.