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Un bon CV tient en général sur une page et réunit l’essentiel : un titre de profil, vos coordonnées, vos expériences les plus pertinentes, votre formation, vos compétences et vos langues. Il sert à donner au recruteur l’envie de vous rencontrer, pas à tout raconter. Voici ce qu’il faut y mettre, et ce qu’il vaut mieux laisser de côté.
Le poste visé en tête de CV
Placez en haut du document l’intitulé du poste auquel vous postulez, suivi si possible d’une courte phrase d’accroche (une ou deux lignes) résumant votre profil et votre expérience. Un CV identique pour toutes les offres donne l’impression d’une candidature envoyée en masse : adaptez-le à chaque annonce.
Par exemple, si vous postulez pour travailler dans un cabinet de comptabilité, mettez au début de votre CV la mention de l’emploi que vous voulez obtenir comme « aide comptable » « employé dans un cabinet de comptabilité » …
Reprenez aussi les mots-clés de l’annonce (outils, diplômes, missions) quand ils correspondent à votre parcours. Beaucoup d’entreprises utilisent un logiciel de tri des candidatures (ATS) qui repère ces termes. Ces logiciels lisent mieux les mises en page simples : évitez les tableaux complexes, les colonnes multiples et le texte glissé dans des images.
Les informations de contact
- Nom, prénom, téléphone et e-mail : l’adresse doit être sobre, de préférence construite sur votre nom. Évitez les pseudos de jeunesse comme « bouboudu67@hotmail.fr ».
- Localisation : la ville (ou le quartier) suffit, l’adresse postale complète n’est pas nécessaire. Le recruteur veut surtout savoir si le trajet est réaliste.
- Profil en ligne : un lien vers votre profil LinkedIn à jour est un plus, à condition qu’il soit cohérent avec le CV.
- Permis de conduire : à indiquer s’il est utile pour le poste ou pour les déplacements.
Expériences et formation, de la plus récente à la plus ancienne
Classez expériences et diplômes en ordre antéchronologique : la plus récente d’abord. Inutile de tout citer : gardez celles qui sont en lien avec le poste, surtout si vous avez déjà de l’expérience. Un stage de troisième ou un petit job d’été n’a de sens que pour un tout premier CV, faute de mieux.
Pour chaque poste, indiquez l’entreprise, l’intitulé, les dates et deux ou trois réalisations concrètes, chiffrées quand c’est possible (par exemple le volume de factures traitées ou le délai gagné), plutôt qu’une simple liste de tâches.
Compétences, langues et qualités
Regroupez vos compétences clés : logiciels maîtrisés, méthodes, certifications. Pour les langues, précisez un niveau honnête (notions, courant, bilingue), car il pourra être vérifié en entretien.
Les qualités personnelles (rigueur, patience, sens de l’organisation) gagnent à être adaptées au poste : pour un emploi de comptable, la méticulosité compte plus que le goût des voyages. Mieux vaut les illustrer par un fait que les énoncer seules.
Loisirs : facultatifs, mais utiles s’ils sont pertinents
Cette rubrique est optionnelle. Elle peut donner une touche de personnalité si elle reste courte et sincère : un sport d’équipe, du bénévolat, des échecs ou une activité qui montre de la logique ou de la persévérance. Ne citez que ce que vous pratiquez vraiment, et laissez de côté ce qui n’apporte rien au dossier.
Faut-il mettre une photo ?
Cela dépend du pays et du secteur. En France, la photo n’est pas obligatoire et beaucoup de recruteurs s’en passent, notamment pour limiter les risques de discrimination. Dans d’autres pays, la pratique diffère et certains employeurs l’attendent encore. Si vous en mettez une, choisissez un portrait net, sur fond neutre, avec une tenue adaptée au métier. En cas de doute, regardez les usages de l’entreprise visée.
Exemple de structure d’un CV
- Intitulé du poste visé et phrase d’accroche
- Coordonnées et lien LinkedIn
- Expériences professionnelles, de la plus récente à la plus ancienne
- Formation et diplômes
- Compétences et langues
- Loisirs (facultatif)
Avant l’envoi, relisez-le pour traquer les fautes, enregistrez-le en PDF sous un nom clair (par exemple « CV_Nom_Prénom ») et vérifiez qu’il s’ouvre correctement.

Fondateur de La Dépêche Tech, William O’Rain accompagne PME et médias dans leur croissance digitale. Ses sujets : IA, e-commerce, marketing web, cybersécurité, product & growth. Objectif : transformer l’actu en décisions opérationnelles.

