Une simulation freelance en portage salarial permet d’estimer, à partir de votre chiffre d’affaires, le salaire net que vous toucheriez une fois déduits les frais de gestion de la société de portage et les cotisations sociales. C’est un outil simple pour vérifier la viabilité d’un projet avant de vous lancer, et pour fixer un tarif cohérent.
Les bases du portage salarial
Un principe tripartite
Le portage salarial repose sur une relation à trois : le consultant porté, l’entreprise de portage salarial et le client. La société de portage signe un contrat de travail avec le porté, qui réalise une mission pour le client. Ce dernier est lié à la société de portage par un contrat de prestation, et c’est elle qui facture, encaisse, puis verse le salaire.
La simulation freelance
Il est possible de se rendre sur des plateformes qui estiment pour votre compte votre revenu sous ce principe d’activité. Il peut alors vous être demandé de renseigner votre Taux Journalier Moyen (TJM) afin d’effectuer cette démarche. Ce taux représente la somme facturée à une entreprise cliente.

Pourquoi le portage séduit les indépendants
Le porté garde le statut de salarié : il est affilié au régime général de la Sécurité sociale et peut, sous conditions, prétendre à l’assurance chômage. Il choisit ses missions et ses clients, et la société de portage s’occupe de la gestion administrative. En contrepartie, elle prélève des frais de gestion, généralement un pourcentage du chiffre d’affaires facturé.
Le portage est encadré par la loi et par une convention collective de branche. Il convient donc de vérifier que la société choisie est bien en règle, notamment sur sa garantie financière.
Calculer son TJM : un indispensable pour se lancer en portage salarial
Vous l’avez vu un peu plus haut, le portage salarial peut constituer un véritable atout pour celui ou celle qui veut tenter l’aventure de l’entrepreneuriat. Or, pour être sûr de pouvoir prétendre au portage salarial, il est important de calculer son taux journalier moyen, appelé également TJM. Ce taux journalier moyen correspond au tarif auquel sera payé un prestataire par son client, pour une journée classique de travail. Lorsqu’on est en freelance, ce taux doit prendre en compte la prestation de services effectuée, mais également tous les à-côtés que doit gérer l’entrepreneur : les charges diverses, les cotisations sociales, sans oublier une petite marge de sécurité, puisque le freelancing apporte son lot d’incertitudes quant à la régularité des contrats décrochés.
Lorsqu’on souhaite devenir porté, le TJM va devenir un salaire, comme lorsque vous travailliez pour le compte d’un patron. Or, pour être éligible à ce dispositif, il vous faudra gagner une somme suffisamment importante, car la société de portage doit pouvoir vous rémunérer, mais aussi se prélever une commission sur les services qu’elle vous fournit. En cas de doute, n’hésitez pas à utiliser un simulateur de TJM en ligne pour obtenir un résultat proche de la réalité de votre activité.
Comment se déroule une simulation
La plupart des simulateurs demandent peu d’informations et suivent la même logique :
- Votre TJM ou votre chiffre d’affaires mensuel visé.
- Le nombre de jours travaillés par mois.
- Les frais professionnels que vous prévoyez de faire rembourser.
- Le taux de frais de gestion de la société de portage.
L’outil retranche ensuite les frais de gestion et les cotisations pour afficher un salaire net estimé. Le résultat reste indicatif : le montant réel dépend de votre situation et du contrat signé.
Erreurs fréquentes et précautions
- Oublier les jours non facturés (prospection, congés, intercontrats) dans le calcul du revenu mensuel.
- Comparer les sociétés de portage sur le seul taux de frais de gestion, sans regarder les services inclus.
- Ne pas lire le contrat : durée, conditions de rupture, délai de paiement.
- Supposer ses droits au chômage acquis : renseignez-vous auprès de France Travail selon votre situation.
Pour un montage précis, un échange avec une société de portage ou un expert-comptable permet de confirmer les chiffres de la simulation.

Fondateur de La Dépêche Tech, William O’Rain accompagne PME et médias dans leur croissance digitale. Ses sujets : IA, e-commerce, marketing web, cybersécurité, product & growth. Objectif : transformer l’actu en décisions opérationnelles.

